Imprimer Envoyer a un ami

Article Ouest France du lundi 29 mars 2010

Des habitants mobilisés pour Beauty et sa fille

Beauty, originaire du Nigéria et sa fille, née en France, aujourd'hui âgée de 2 ans et demi,
risquent à tout moment d'être expulsées du territoire.
En 2007, Beauty effectue son deuxième séjour en France, fuyant les violences de son père qui voulait arranger son mariage. Arrivée à Rennes, elle effectue des démarches au titre de réfugiée pour raisons humanitaires. Elle est déboutée de sa demande d'asile, confirmée par la commission de recours. Elle obtient cependant un sursis, à travers deux cartes de santé qui lui permettent de résider en France durant un an. La troisième carte santé lui est refusée le 8 décembre dernier. Et le 17 février, la préfecture lui transmet une obligation à quitter le territoire.
Beauty et sa fille sont connues dans le quartier du Blosne, notamment à Carrefour 18, où la jeune femme suit régulièrement l'atelier Parlons français et celui de couture. Elle tient aussi la cafétéria. Une volonté de s'intégrer dans la vie sociale.
« Des habitants du Blosne ont commencé à se mobiliser. C'est ainsi qu'on s'est rendu à la préfecture pour rouvrir un dossier de demande d'asile. Refus de la préfecture qui a évoqué une manoeuvre dilatoire. Nous nous battons contre les violences faites aux femmes. Beauty a subi l'excision. L'idée que sa petite fille connaisse cette mutilation barbare lui est intolérable », explique Sylvie, bénévole à l'atelier Parlons français.
M e Mickaël Goubin a déposé un recours devant le tribunal administratif, qui devrait statuer en juin. Un comité de soutien veut peser de tout son poids. Constitué d'habitants du Blosne, d'usagers et de salariés de Carrefour 18, du MRAP, du collectif de soutien aux sans papiers, il va distribuer tracts, faire signer une pétition, interpeller les élus et organiser un rassemblement, devant la préfecture de Beauregard, le 1 er avril, à 11 h.
Comité de soutien, Carrefour 18, 7, rue d'Espagne, 02 99 51 32 25, c18@assoarcs.com